L'Échelle Musicale et le Plan de l'Évolution


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Chapitre 1 - CE QU'IL EN ÉTAIT AU COMMENCEMENT

Le système solaire, dans son ensemble, est un vaste instrument de musique désigné, dans la mythologie grecque, sous le nom de “Lyre à sept cordes d’Apollon”. On peut dire des signes du zodiaque qu’ils sont la table d’harmonie de la harpe cosmique et que les sept planètes en sont les cordess; elles émettent des sons différents en traversant chaque signe et influencent l’humanité de diverses manières. Si l’harmonie faisait défaut un seul instant, s’il y avait la plus petite dissonance dans l’orchestre céleste, l’univers tout entier s’écroulerait”. — Max Heindel

Les méthodes utilisées par les Hiérarchies créatrices, qui aident l’homme à développer ses pouvoirs latents, ont été élaborées en fonction des véhicules dont il avait besoin pour être en contact avec les différentes régions où devait se faire le travail relatif à son développement. Les véhicules nécessaires étaient un corps physique, un corps vital, un corps du désir et un intellect ; et la méthode utilisée par ces Grands Esprits pour les construire était, et est, en corrélation avec les différentes Périodes d’évolution de la Terre, chacune étant imprégnée par une tonalité particulière.

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L’architecture, qui concerne la construction des formes, fut la première leçon donnée à l’humanité. L’homme a commencé cette tâche dans la Période de Saturne, quand il s’est mis à rassembler le matériau nécessaire à la construction d’un corps physique. Sa conscience était celle de la transe la plus profonde. Il travaillait “automatiquement” sous la direction des Seigneurs de la Flamme, vague de vie du Lion, dont la tonique est Si bémol majeur. L’architecture est donc en corrélation avec la Période de Saturne de l’existence de la Terre et le corps physique, qui a commencé son développement au début de cette Période, a été imprégné de cette tonalité particulière. Toute construction architecturale, de la cellule la plus ténue jusqu’à Dieu, est basée sur une loi cosmique et ordonnée suivant certains modèles particuliers, toute déviation du plan est cause de malformations et d’aberrations. De telles déviations ont le même effet qu’une fausse note dans un accord.

La sculpture, qui détermine le contour des formes, fut la seconde tâche de développement donnée à l’humanité. Ce travail eut son origine dans la Période du Soleil de l’existence du monde, quand la formation d’un corps vital fut devenue nécessaire pour donner une forme au corps physique. L’état de conscience de l’homme à ce moment-là était celle du sommeil profond. Il a fait son travail “automatiquement”, sous la direction des vagues de vie suivantes: les Seigneurs de la Flamme (Lion), les Seigneurs de la Sagesse (Vierges) et les Chérubins (Cancer). La sculpture est en corrélation avec la Période du Soleil et le corps vital. Ce véhicule détermine toujours la direction dans laquelle une force donnée sera utilisée, et ainsi il cherche à modeler correctement chaque forme. La tonique du Lion est Si bémol majeur, celle de la Vierge, Do naturel, et celle du Cancer, La bémol majeur.

La peinture est le troisème art développé par l’homme. Elle lui est venue de son impulsion à tenter de reproduire les images vues au cours de la Période de la Lune de l’existence de la Terre. Il s’en souvenait à peine à travers sa conscience de rêve. Le travail de la Période de la Lune fut accompli “automatiquement” sous la

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direction des vagues de vie suivantes: les Seigneurs de la Sagesse (Vierge), les Seigneurs de l’Individualité (Balance) et les Séraphins (Gémeaux). La tonique de la Vierge est Do naturel, celle de la Balance, Ré majeur, et celle des Gémeaux, Fa dièse majeur. La peinture est en corrélation avec la Période de la Lune et le corps du désir, tous deux ayant commencé leur développement à cette époque.

Pythagore, un philosophe initié, a affirmé que le monde avait été tiré du chaos par des sons ou harmonies et construit suivant les principes de la proportion musicale. Les sept planètes qui gouvernent la destinée des mortels ont un mouvement harmonieux et des intervalles correspondants à ceux de la musique, rendant des sons variés si parfaitement harmonisés qu’ils produisent la plus douce des mélodies. Celle-ci est inaudible à l’homme car, en raison de son élévation sublime, ses oreilles sont incapables de la recevoir. Pythagore comptait la distance de la Terre à la Lune pour un ton entier, de la Lune à Mercure un demi-ton, de Mercure à Vénus un demi-ton, de Vénus au Soleil un ton et demi, du Soleil à Mars un ton entier, de Mars à Jupiter un demi-ton, de Jupiter à Saturne un demi-ton, de Saturne au Zodiaque un ton et demi. Ce qui forme un intervalle de sept tons, la base de l’harmonie universelle.

Max Heindel dit que Pythagore ne faisait pas de la poésie quand il parlait de la musique des sphères, car chaque sphère céleste a sa propre tonalité et, ensemble, elles forment la symphonie céleste. Il confirme ce que Pythagore avait établi en disant que chaque planète a sa propre tonique et qu’elles se déplacent autour du Soleil à des vitesses si variées que leur position ne peut pas être la même avant environ 26.000 ans. L’harmonie des cieux change à tout moment de la vie. Et, de même qu’elle change, les êtres humains modifient leurs idées et leurs idéaux. Le mouvement circulaire des planètes autour du Soleil, à l’unisson de la symphonie céleste qu’elles créent, marque le progrès de l’homme le long du sentier de l’évolution.

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Les échos de cette musique divine nous atteignent ici, dans le Monde Physique. Ils sont notre bien le plus précieux, même s’ils sont aussi insaisissables qu’un feu follet et ne peuvent être créés de façon définitive. Dans le Premier Ciel, ces échos sont, bien sûr, beaucoup plus beaux et ont plus de permanence. Dans le Monde de la Pensée, où sont situés les Deuxième et Troisième Ciels, se trouve la sphère du son.

Au cours de notre vie sur la Terre, nous sommes tellement immergés dans les petits bruits et les sons de notre environnement immédiat que nous sommes incapables d’entendre la musique produite par la marche de ces sphères. Cependant, le véritable musicien, consciemment ou non, se met en accord, pour ainsi dire, avec la région de la Pensée Concrète où il peut entendre toute une sonate, ou une symphonie, dans son ensemble, comme un seul et rayonnant accord, qu’il traduira ensuite en une oeuvre orchestrale d’une harmonie superbe de grâce et de beauté. L’homme a été assimilé à un monocorde — un instrument de musique à une seule corde qui s’étirerait de la Terre jusqu’aux confins du zodiaque.

La volonté de l’homme tire son origine de la Volonté de Dieu, et le musicien, par son propre pouvoir de volonté, “entend” le pouvoir de la Volonté de Dieu qui interpénètre le système solaire et s’exprime en sons et en tonalités. De par sa propre capacité créatrice, née de la volonté et de l’imagination, il peut reproduire en sons et en tonalités à la fois, les tonalités du Pouvoir de la Volonté de Dieu qui a créé le système solaire et celle de Sa conception imaginative par laquelle Il l’a matérialisé.

L’architecture, la sculpture et la peinture ont toutes été imprimées dans l’homme par de grands Etres spirituels et ces arts sont devenus une partie de sa nature. Mais c’est grâce au pouvoir de la volonté de l’homme que le musicien est devenu capable de percevoir les tonalités exprimées par la Volonté de Dieu et, dans une certaine mesure, de les reproduire lui-même. Ceci est l’origine de la musique de notre monde physique, laquelle est une création propre à l’homme.

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La musique produit des sonorités du plus grand pouvoir de Dieu et de l’hommes: la volonté. C’est pourquoi on voit sans peine quelle terrible conséquence l’homme est en train de s’attirer en la profanant, quand il y introduit toutes sortes de discordances, de crissements, de sons perçants, de gémissements et de dissonances, de qui “scient” les nerfs. Un philosophe inspiré a exprimé une grande vérité cosmique quand il a dit: “Laissez-moi écrire la musique d’une nation et peu importe qui fera ses lois”. Le terme “musicien” employé ici ne concerne pas le chanteur de variétés ni l’interprète mais les maîtres comme Beethoven, Mozart, Wagner, Lizt, Chopin et autres musiciens de la même classe.

L’architecture peut être assimilée à une musique figée, la sculpture à une musique emprisonnée, la peinture à une musique qui lutte pour se libérer et la musique à une manifestation libre et ondoyante du son.


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Chapitre 2