| L'Échelle Musicale et Le Plan de l'Évolution |
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Ainsi, dans son expression normale, la musique enseigne l’ordre parfait ; elle est la voix de l’obéissance aux Anges et le compagnon de route des sphères célestes. Mais, dans sa perversion, elle est l’instigatrice du parfait désordre et de la désobéissance. Ruskin
En musique, entre la mélodie et le rythme se trouve l’harmonie qui peut, soit élever pour une fusion avec la vibration de la Pensée pure c’est la mélodie soit descendre et se mêler à un mouvement de pure activité c’est l’impulsion. Si l’élément de mélodie pure, qui transporte la vibration de la Volonté de Dieu et de l’Esprit de la musique, est omis dans une composition, alors le pouvoir de guider n’est plus là pour contrôler les ativités des corps physique et du Désir. En conséquence, les désirs qui se complaisent dans l’excitation prédominent et, le contrôle de la raison faisant défaut, le résultat a de grandes chances d’être désastreux. C’est probablement le mélange d’harmonie et d’impulsion qui explique comment a pu arriver à l’existence la pseudo-musique moderne, qui tend à apporter la confusion au lieu d’unifier dans la cohérence.
Même avant la Première Guerre mondiale, les conditions psychiques étaient si mauvaises que les émotions humaines avaient inconsciemment atteint un haut degré d’excitation. Elles ne pouvaient trouver d’exutoire qu’en quelque intense forme d’action. Comme les Esprits Lucifer s’en réjouissaient et prenaient plus d’importance par l’intensité de ces sentiments, c’était l’occasion pour eux d’intervenir et d’insinuer dans la
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conscience humaine une forme accrue d’activité rythmique. L’apparition du ragtime en fut le résultat. Puis la Guerre vint. Les émotions s’exacerbèrent et les conditions générales déroutantes virent apparaître le blues avec ses plaintes, ses lamentations et ses gémissements, toujours déferlant avec fièvre. La tendance à la chute, étant alors en pleine extension, le jazz apparut dans cette pseudo-musique, témérairement fantastique et grotesque dans son délire. Un degré plus bas, le swing suivit le jazz. Puis, le jitterburg, dans toute son hystérie de masse, furieuse et tourbillonnante, a balayé le pays. Depuis lors, des sons vulgaires, plus ou moins démoniaques, ont graduellement remplacé la musique céleste. Les nerfs à vif et surstimulés des victimes de ces bruits atroces se sont détraqués, au point de donner lieu à nombre de formes désespérées de démence. A présent, à moins que quelque force ne vienne secouer les masses vers des dispositions d’esprit plus calmes et plus réfléchies, des conditions pires prévaudront. Si cela ne peut être fait, ou serait considéré comme imprudent, par les grands Etres qui dirigent l’évolution de l’homme, alors une forme quelconque de sauvetage devra être fournie à ceux qui en sont dignes. Les autres seront simplement balayés par quelque formidable déflagration cosmique et, plus tard probablement dans un autre Jour de manifestation il sera donné à ces infortunés une occasion de se racheter.
Devant des perspectives aussi épouvantables, est-il possible que, en recherchant soit dans le passé, soit dans l’avenir, quelqu’un ne puisse découvrir quelque chose pour sauver la situation?
L’Histoire est un éternel recommencement. La Lémurie a été détruite par des cataclysme volcaniques quand l’ensemble de sa population a cessé de progresser. L’Atlantide le fut par les eaux quand ses populations étaient tellement enfoncées dans le mal qu’elles n’étaient plus réceptives aux instructions de leurs sages dirigeants. Aryana s’est élevée des grandes profondeurs et l’humanité a bénéficié d’une nouvelle occasion de poursuivre son évolution. Maintenant, de nouveau, l’homme est en train de glisser dangereusement vers la bas.
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Pythagore, un des plus grands visionnaires, disait à ses étudiants que la lyre était le symbole secret de la construction humaine: le cadre représentait le corps physique, les cordes, les nerfs, et le musicien qui en joue était l’esprit de l’homme. “En jouant sur ses nerfs, disait-il, l’Esprit a créé un fonctionnement normal et harmonieux qui, cependant, peut, à tout moment, être facilement changé en dissonance si la nature de l’homme se souille”. Remarquez l’avertissement implicite.
De même Platon, un grand philosophe grec et un étudiant des Mystères, réfute l’idée que l’objet de la musique est de créer des émotions gaies et agréables et soutient plutôt qu’elle devrait inculquer l’amour de tout ce qui est noble et l’aversion de tout ce qui est sordide, avilissant et bas ; rien ne peut plus puissamment influencer l’homme au plus profond de son être, si ce n’est la mélodie et le rythme. Il en était tellement convaicu qu’il affirmait que l’introduction d’une nouvelle gamme, supposée débilitante, mettrait en péril l’avenir d’une nation entière, et qu’il n’était pas possible d’altérer une tonique sans ébranler les fondations d’un Etat. Plus tard, Platon affirmera que la musique qui ennoblit l’esprit (la mélodie) est d’une qualité supérieure à celle qui séduit simplement les sens. Il insistera fortement sur le fait qu’il est du devoir suprême du législateur de supprimer toute musique à caractère lascif et d’encourager seulement celle qui est pure et anoblissante. Le plus grand soin devrait être apporté dans le choix des instruments car en l’absence de paroles, rendant la signification de la mélodie plus ou moins douteuse, il était difficile de prévoir si son influence sur le peuple serait salutaire ou funeste. Les goûts populaires étant portés vers le sensuel et le tapageur, devraient être traités avec le mépris mérité. Nous avons là la réponse à un judicieux changement de conditions indésirables: remplace de mauvaises pratiques qui amènent des résultats plus ou moins désastreux par des activités de vibrations élevées qui induisent le plus grand bien pour le plus grand nombre.
En renonçant au ragtime, au jazz, au swing, au bebop et autres bruits, rien ne serait perdu de la véritable musique.
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Dans leur appel aux désirs sensuels et à la sentimentalité, à travers une profusion de combinaisons soi-disant harmoniques, de successions discordantes d’intervalles entre des notes issues de la complexité des relations modernes entre les tonalités, et les accords aberrants qui en résultent, aucun nouvel élément n’a vraiment été introduit, si ce n’est une confusion et une surélaboration des anciens. Dans la musique populaire de batterie, le vrai ressenti musical ne peut se traduire par l’harmonie en création artistique mais est, pour ainsi dire, ravalé en des girations purement physiques, inélégantes à l’extrême.
Les trois divisions primaires de la musique mélodie, harmonie et rythme sont en corrélation avec les trois pouvoirs primaires de Dieu: volonté, amour-sagesse et activité. La volonté, qui comprend l’intellect et la raison, unie à l’amour-sagesse, donne un mode d’activité en relation avec le rythme céleste (activité) équilibré et mesuré de Dieu, qui ordonne les atomes de notre système solaire dans la matrice des diverses formes préparées pour eux par les pouvoirs de l’énergie-amour du Créateur.
Séparer la volonté (mélodie) de l’amour (harmonie) et unir l’amour à l’activité (rythme), peut produire n’importe quelle monstruosité que les forces du mal pourraient vouloir amener à l’existence, si l’ensemble est dépossédé du pouvoir dirigeant de la volonté. Si leurs malveillantes activités ne sont pas tenues en échec, elles finiront par détruire une nation. Aucune tentative révolutionnaire dans l’art de la musique ne pourra amener le résultat désiré, à moins qu’elle ne commence dans l’application des principes artistiques de cohérence et de juste équilibre entre les trois éléments dont est faite la musique, à savoir la mélodie, l’harmonie et le rythme.
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Chapitre 4 |
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