| L'Échelle Musicale et Le Plan de l'Évolution |
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Malheureusement, pour le moment, aucun d’entre nous n’est tout à fait bon, et nous ne pouvons nous cacher que, bien des fois, nous ne faisons pas le bien que nous voudrions, mais le mal que nous devrions éviter. Beaucoup trop souvent, nous ne sommes pas fidèles à nos bonnes résolutions et nous agissons mal parce que c’est plus facile et plus agréable. Tout cela fait ressortir le fait que nous sommes tous mus, de quelque façon, par notre moi inférieur; cela ouvre la voie aux mauvaises pendées qui peuvent ainsi nous atteindre et nous influencer.
Le point important dont il faut se souvenir ici est que tout acte, bon ou mauvais, est dirigé par la pensée. C’est pourquoi toute personne est aidée dans ce qu’elle fait par les bonnes ou par les mauvaises forces. Il nous incombe donc de veiller constamment sur nos pensées car, si elles sont droites, nos actes seront toujours dirigés vers le bien.
Il y a quatre façons, pour l’intellect dirigé par l’Esprit, d’utiliser le cerveau comme véhicule d’expression de la pensée :
1 la pensée peut être projetée contre le corps du désir pour pousser à l’action,
2 la pensée est imprimée sur le cerveau au moyen du sang, par l’intermédiaire de l’éther réflecteur,
3 la mémoire superconsciente, qui est inhérente à l’Esprit de Vie, peut s’imprimer directement sur l’éther réflecteur du corps vital sans avoir besoin de se revêtir de substance désir,
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4 l’Esprit de Vie peut faire passer son message directement au cœur, qui l’envoie instantanément au cerveau, par l’intermédiaire du nerf pneumogastrique.
Le cerveau est construit partiquement des mêmes substances que les autres parties du corps avec, en plus, une addition de phospore ce qui lui est particulier. Il se trouve que les proportions et variations de cette substance correspondent à l’état et au stade d’intelligence de l’individu. Il est donc très important qu’il fournisse à son cerveau cette substance nécessaire. La plupart des fruits et légumes en contiennent une certaine quantité, et on en trouve des quantités considérables dans le raisin, les oignons, la sauge, les haricots, les clous de girofle, l’ananas et dans les feuilles et les tiges des betteraves, des carottes, du lin, et dans les feuilles de panais. Cependant, le moyen de se procurer du phosphore en grande quantité ne réside pas dans un métabolisme chimique mais dans un processus alchimique de croissance de l’âme.
Le phosphore, dans le cerveau, est la porte d’entrée de l’impulsion divine. Littéralement, c’est le porteur de lumière. Mais pas de la lumière physique, de celle qui vient de l’Esprit. En conséquence, dans la mesure où nous serons capables d’assimiler cette substance (le phosphore), nous nous remplirons de lumière et commencerons à briller de l’intérieur. Remarquez, cependant, que le phosphore est seulement un agent physique, qui permet à la lumière spirituelle de s’exprimer à travers le cerveau physique. La lumière elle-même est le produit de l’esprit et elle augmente par la croissance de l’âme, qui rend le cerveau capable d’assimiler une plus grande quantité de phosphore. Cette croissance s’obtient par le service aimant et désintéressé. La Bible dit que “toute personne qui fait le mal hait la lumière (qui le révèle) et ne vient pas à la lumière, de peur que ses actions ne soient blâmées (par une conscience éclairée). Mais celui qui agit pour le bien vient à la lumière pour que ses actions soient rendues manifestes et qu’elles soient “forgées de Dieu”.
Voyons maintenant comment l’intellect, qui est le lien entre l’Esprit et le cerveau, peut être amélioré.
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1) La concentration est l’une des grandes aides car, par cet exercice, l’intellect devient unidirectionnel.
2) Par les études dans la région de la Pensée Abstraite, comme les mathématiques, l’étude des Périodes, des cycles et des révolutions en rapport avec l’évolution de la Terre. Celles-ci libèrent l’intellect du corps du désir.
3) En conservant une souplesse d’esprit qui permette une bonne adaptabilité. En d’autres termes, en gardant un esprit ouvert, de manière qu’il ne se cristalise pas sur une seule ligne de pensée, mais qu’il soit toujours prêt à examiner de nouvelles idées.
4) L’étude de la religion émancipe l’intellect de l’influence des désirs, car il est de la plus haute importance que nous générions seulement une bonne sorte de pensées dans notre intellect. Des pensées de cette qualité seront attirées vers nous par les pensées semblables qui sont déjà en nous ; et si notre intellect est centré sur les choses spirituelles qui s’assemble, se ressemble nos pensées spirituelles ne vont pas seulement s’élargir et croître mais elles vont devenir un pouvoir dans le monde pour le bien.

Les formes-pensées, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont très souvent animées par des élémentaux qui attirent vers nous, de par leur nature, soit le bien, soit le mal et, par là, elles ont réellement un grand effet sur notre bien-être.
En musique, les tonalités majeures expriment la joie, le contentement, l’espoir, la bonne humeur, l’aspiration, etc...alors que les tonalités mineures amènent un voile de tristesse, une plainte de souffrance, un soupir de désolation, etc. Naturellement, les élémentaux clairs et joyeux sont attirés vers les bonnes formes-pensées qui leur sont toujours symétriques et de couleur gaie, tandis que les élémentaux de vibrations basses le sont par des formes-pensées mornes et lugubres, de forme répugnante et de couleur sombre. Alors, aussitôt, dans notre aura, ils font résonner leur tonique, remplisant notre atmosphère immédiate soit de clarté et de joie, soit d’obscurité, de peur, de méchanceté, etc. suivant le cas. Qui plus est, les élémentaux répandent une odeur qui leur est propre. Ceux qui répondent aux tonalités majeures, exsudent certains parfums analogues à ceux des fleurs qui sentent bon. Les tonallités mineures font de même, mais avec une odeur déprimante et débilitante, comparable à celle du putois, et certains d’entre eux sentent presque aussi mauvais que des corps en décomposition. Le temps est venu où beaucoup de ces formes-pensées sont vues dans les auras des gens, et nombre d’entre elles ont même été senties.
Voici une chose qu’il est bon de savoir: les formes-pensées sont maintenues en vie et renforcées par la répétition des pensées mêmes qui les ont édifiées. Si elles ne sont pas répétées, leurs formes s’effritent peu à peu et les élémentaux qui les habitent vont chercher domicile ailleurs. Donc, il est en notre pouvoir de nous débarrasser des formes-pensées et des élémentaux que nous ne désirons pas avoir auprès de nous.
La peur, l’inquiétude, la tristesse, la maussaderie, les sautes d’humeur, etc., peuvent aussi emplir une aura de visions et d’odeurs désagréables, jusqu’à devenir une nuisance publique. A la lumière de ce qui précède, il est maintenant aisé de comprendre pourquoi la présence de certaines personnes nous réconforte, alors que d’autres ont un effet déprimant sur ceux qu’elle côtoient.
Il ne faudrait pas croire, cependant, que toutes les formes-pensées, vibrant en majeur ou en mineur, soient toutes habitées par des élémentaux, mais quelques-unes le sont très certainement. Quand la chose se produit, si la vibration de l’élémental est joyeuse, gaie, vive, il habitera une forme-pensée vibrant dans une tonalité majeure. Mais si sa vibration est sombre, morose, triste, déprimée, il sera attiré vers des formes-pensées vibrant dans une
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tonalité mineure. Ceci est en harmonie avec la loi cosmique d’attraction des semblables.
Il est ainsi évident que chaque individu a, en lui-même et en propre, une série d’images et un instrument de musique des plus compliqués. En fait, il porte en lui deux différents groupes d’images: l’un dans l’atome-germe de son corps dense, et l’autre dans son aura. Il lui est possible de dissimuler le premier à l’intérieur de lui-même, mais le second est pleinement visible à tout clairvoyant capable de voir les auras et les formes-pensées.
La qualité de l’instrument de musique de l’homme dépend de son stade de développement. Les élémentaux, comme nous l’avons vu, ne répondent qu’à une seule tonalité, soit majeure, soit mineure. L’homme, quand à lui, est maintenant apte à répondre aux sept tonalités distinctes, représentées par les sept notes de la gamme musicale: Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, et nombre de leurs variations dans les gammes majeures et mineures.
Nous savons que l’aura est composée des corps vital, du désir et de l’intellect. Chaque aura a sa couleur de base. Max Heindel constate que la couleur de base des Américains (de race blanche) est orange. La couleur, cependant, varie en fonction des émotions de l’homme. Par exemple, prenons un individu belliqueux cherchant à fomenter une grève dans une entreprise. Naturellement, il est très excité lui-même et, bien que la couleur de base de son aura soit d’un orange profond, cette couleur, à ce moment, sera presque complètement oblitérée par un écarlate des plus vifs. Le contour de son corps du désir ressemblera à un porc-épic, avec ses piquants pointant dans toutes les directions, prêt à la bataille.
Les pensées de crainte et d’inquiétude, dans une aura, la rendent gris acier. Ceux qui ont ce genre d’aura sont dits être des hommes, ou des femmes, “de fer”. Ils vivent dans la crainte d’une foule de choses qui n’arrivent jamais, cristallisant une armure autour d’eux qui sert, apparemment, à les protéger des interférences de l’extérieur, mais qui, en réalité, ne fait qu’enfermer, dans leur propre aura, toutes leurs formes-pensées perturbatrices. Elles y sont
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nourries et vivifiées par toute pensée semblable qu’ils génèrent. De telles auras sont accordées à une tonalité mineure et résonnent surtout comme des chants funèbres, lesquels peuvent être ressentis par des personnes sensitives. Il leur faudra un certain temps pour se débarrasser du sentiment déprimant qu’ils ont généré.

Cette berrière saturnienne de l’aura est si puissante qu’un choc brutal est nécessaire pour la briser. Parfois, il faut aller jusqu’à retirer cette personne de leur environnement et les placer dans un autre entièrement nouveau. Ces personnes semblent s’être enfermées dans une sorte de carapace, mais cette coque saturnienne doit être brisée, avant qu’il soit possible de se rapprocher d’eux, pour les tirer de cet état pitoyable.
Quelquefois, une frayeur subite peut instatanément former cette coque, comme il advient souvent au cours de terrible batailles en temps de guerre. Alors, la victime est dit commotionnée, la vérité étant, dans la plupart des cas, que la peur brutale et terrible, éprouvée a altéré la coordination de certains nerfs nécessaires à une pensée claire, laissant la pauvre victime tout aussi incapable de se sauver, que si elle était enfermée à double tour dans une prison. Il se trouve des cas où un autre choc sévère brisera la coque et restaurera l’ordre et l’harmonie dans le système nerveux perturbé. Le temps aussi s’est révélé pourvoir au réajustement nécessaire.
Chaque fois qu’on entretient des pensées d’inquiétude ou de crainte, on abaisse la vibration de tous ses véhicules, et cette vibration plus basse que la normale tend à figer les courants du corps du désir et à édifier cette coque
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bleu acier dans laquelle la personne, qui habituellement y nourrit peur et inquiétude, finira par se trouver complètement isolée de l’amour, de la sympathie et de l’aide des gens dans le monde entier. C’est pourquoi nous devons nous efforcer d’être joyeux, même dans des circonstances pénibles afin de ne pas nous retrouver dans pareille situation.
D’après ce qui précède, on remarque qu’il y a différents degrés de cristallisation de cette coque et de libération correspondante, mais la seule sécurité positive est de ne jamais la laisser se former. L’effet de la crainte et de l’inquiétude sur le corps du désir diffère de toute autre émotion. D’habitude, l’émotion tend à exciter le corps du désir et à former des courants qui édifient quelque forme particulière, laquelle subsiste aussi longtemps que l’émotion. L’effet de l’inquiétude sur le corps du désir peut être comparée à de l’eau à basse température sur le point de congeler, la peur peut être comparée à cette même eau, une fois changée en glace, car les courants du corps du désir sont presque inertes, et il semble pratiquement impossible d’éveiller en eux une activité émotionnelle. Rien n’est plus efficace qu’une musique gaie, pour élever la vibration des victimes de la peur ou de l’inquiétude. Ceci nécessite une vibration accélérée pour dissoudre la carapace d’acier qu’elles se sont construites. Aucun individu ne peut rester longtemps triste quand tout son être baigne dans une musique vivifiante.
Une autre sorte de formes-pensées, effrayantes à voir, sont créées par la colère, la haine, la rage, le courroux, etc... Ces formes-pensées produisent des courants rouge sombre dans le corps du désir, remplis d’objets en forme de poignards aux arêtes vives qui s’enroulent et se tordent, et finalement explosent dans l’aura, la remplissant de formes tourbillonnantes d’un rouge foncé terne. La colère excite la vibration du corps du désir sans que celui-ci puisse la contrôler, ce qui provoque une rupture momentanée entre, d’une part, l’égo et l’intellect et, d’autre part, les corps dense, vital et du désir.
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Toutes les musiques martiales sont dominées par le rythme et tendent à exciter le corps du désir dans une activité erratique. La musique, dans laquelle la mélodie et l’harmonie prédominent, est celle qui convient le mieux pour calmer le corps du désir, quand il réagit à des stimulations mauvaises, et rétablir se normalité.
Les mauvaises formes-pensées, dans l’aura, ont un mouvement centrifuge. Les bonnes formes-pensées, un mouvement centripète. Les bonnes, comme les mauvaises, sont habituellement accordées à des tonalités majeures, à l’exception de la tristesse, de la dépression, de la crainte, de l’inquiétude, de la douleur qui sont, elles, exprimées en mineur.
Comme toutes les formes-pensées d’un individu sont accordées avec sa tonique particulière, le temps vient où nous pouvons tous trouver la trace de chaque forme-pensée rencontrée jusqu’à celui qui l’a générée, par sa tonique spécifique. Alors, véritablement, comme le dit la Bible, les choses cachées seront révélées, non par des annonces publiques, mais par notre propre aura.
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Chapitre 15 |
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