Les Archétypes


COMPILATION D'INFORMATIONS

GLANÉES DANS LES ÉCRITS DE
Max Heindel

Publié et imprimé en France par
LES ÉDITIONS DES BEAUX ARTS
34700 LODÈVE - FRANCE




Max Heindel est le Messager autorisé des Frères de l’Ordre de la Rose-Croix. Les textes ci-après sont extraits de l’ensemble de son oeuvre et rassemble tout ce qu’il a écrit sur les Archétypes.

Les informations contenues dans cet opuscule couvrent de manière compréhensible et éclairante le sujet des archétypes et des Forces Archétypales.

Copyright, 1997, par The Rosicrucian Fellowship.

ISBN 0-88112-041-3


LES ARCHÉTYPES

AVANT-PROPOS

Les archétypes sont créés par les forces archétypales qui travaillent dans les quatre subdivisions inférieures de la Région de la Pensée Concrète. Les archétypes vivent, se meuvent et créent comme un appareil mécanique fait par l’homme - mais non sans raison. Construit, l’archétype se met en vibration et, aussi longtemps qu’il continue de vibrer, la forme qu’il soutient continue de vivre. Quand l’archétype cesse de vibrer, la forme se désintègre.


LES ARCHÉTYPES

Il n’existe pas de mots adéquats pour exprimer ce que l’Esprit ressent quand il se trouve en cette présence, bien au-dessus de ce monde où le voile de la chair masque les réalités vivantes; il en est de même au-delà du Monde du Désir et de l’illusion, où les formes fantastiques, trompeuses et illusoires nous fourvoient dans la croyance qu’elles sont autre chose que ce qu’elles sont en réalité. Nous ne trouvons la vérité révélée dans toute sa beauté que dans la Région de la Pensée Concrète où les archétypes de toutes choses s’unissent dans le grand choeur céleste que Pythagore appelle “l’harmonie (musique) des sphères”.

(Les Mystères des Grands Opéras - page 87, début Chap. 12)

Si nous ne nous appliquons pas à la tâche de notre vie, ou si nous persistons à suivre une voie nuisible à la croissance de l’âme, la dissonance, dans notre vie, détruira l’archétype. Une renaissance dans un milieu différent nous offrira une chance de retrouver les occasions négligées. Par ailleurs, quand nous vivons en harmonie avec le plan de vie gravé sur l’archétype

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de notre corps dense, il y a une consonance constructive dans leurs vibrations, une force constructive qui allonge la vie de l’archétype et, par conséquent, celle du corps dense également.

Si l’on se rend compte que notre vie sur terre représente les semailles et que la valeur de notre vie post-mortem est en proportion directe avec la croissance réalisée grâce à l’usage de nos talents, cela montre combien il est suprêmement important que nos facultés soient utilisées dans la bonne direction. Bien que cette loi s’applique à l’humanité tout entière, son action intéresse tout particulièrement les aspirants car, lorsque nous travaillons de toutes nos forces pour le BIEN, chaque année gagnée augmente notre trésor céleste dans d’énormes proportions. A mesure que nous avançons en âge, nous devenons plus habiles à “cultiver” notre âme, ainsi les fruits des quelques dernières années peuvent-ils facilement dépasser ce que nous avons acquis dans la première partie de notre existence.

(Lettres aux Etudiants no. 33 - page 112-113)

Dans le Monde Physique, les objets cachent toujours leur nature et leur structure internes; nous n’en voyons que la surface. Dans le Monde du Désir, les objets sont distincts de nous, et nous en voyons à la fois l’intérieur et l’extérieur, mais ils ne nous disent rien d’eux-mêmes ni de la vie que les anime. Dans la Région des Archétypes, il semble ne pas y avoir de circonférence car, où que nous dirigions notre attention, ce point est le centre de tout, et notre conscience est immédiatement remplie de la

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connaissance concernant l’être ou la chose qu’elle contemple. Il serait plus facile d’enregistrer sur un disque les harmonies qui nous arrivent des régions célestes que de décrire les expériences rencontrées sur ce plan, car il n’existe pas de mots pour les exprimer: tout ce que nous pouvons faire est d’essayer de les vivre.

(Lettres aux Etudiants no. 40 - page 131)

Dans cet ordre d’idées, rendons-nous compte que chaque acte d’un être humain a un effet direct sur l’archétype de son corps. Si l’acte est en harmonie avec la loi de la vie et de l’évolution, il renforcera l’archétype et prolongera une vie dans laquelle l’intéressé passera par le maximum d’expériences et aura une croissance de l’âme à la mesure des conditions où il se trouve et de sa capacité d’apprendre. Moins de renaissances seront nécessaires pour l’amener à la perfection qu’à celui qui se dérobe aux tensions de la vie et cherche à se soustraire à ses charges, ou à celui qui utilise ses forces de façon destructrice. Dans ce dernier cas, l’archétype est, pour ainsi dire, “tendu” et se rompt de bonne heure. Aussi ceux dont les actes sont contraires à la loi abrègent leur vie et doivent renaître plus souvent que ceux qui vivent en harmonie avec cette loi. Ceci est aussi un exemple de la véracité de la Bible quand elle nous exhorte à faire le bien afin de vivre longtemps.

Cette loi s’applique à tous, sans exception, mais elle a une plus grande signification dans la vie de ceux qui collaborent consciemment à la loi de l’évolution que dans celle des autres. La connaissance de ces faits devrait décupler, sinon centupler, notre enthousiasme

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et notre zèle pour le bien. Même si nous avons commencé, comme on dit, “tard dans la vie”, nous pouvons facilement amasser davantage de “trésors” durant les quelques dernières années de notre vie qu’au cours de plusieurs vies antérieures. Et avant tout, nous nous plaçons dans les meilleures conditions pour prendre le départ plus tôt dans les vies suivantes.

(Lettres aux Etudiants no. 97 - page 284-285)

A l’époque où l’Ego se prépare à renaître, il construit dans le Deuxième Ciel, avec l’assistance des Hiérarchies Créatrices, l’archétype de sa forme physique. Cet archétype est une chose qui chante et qui vibre. Mis en état vibratoire par l’Ego, avec une force proportionnée à la longueur de la vie qui doit être vécue sur la Terre, tant que cet archétype vibre, la forme construite avec les éléments chimiques de la terre continue à vibrer.

(Philosophie des Rose-Croix en Questions & Réponses, Question no. 47 - page 102-103, Section La vie après la mort)

Lorsque l’Ego revient pour renaître, il descend dans le Deuxième Ciel où, avec l’aide des Hiérarchies Créatrices, il construit l’archétype de son corps futur, et il y instille une vie qui doit durer un certain nombre d’années.

L’archétype est un espace creux, animé d’un mouvement vibratoire mélodieux, qui attire à lui la matière du monde physique et met en place tous les atomes du corps dense, de manière à les faire vibrer à l’unisson d’un petit atome logé dans le coeur, l’atome-germe qui, tel un diapason, donne le ton à tout le

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reste du corps dense. Quand, sur la terre, la vie a été pleinement vécue, les vibrations de l’archétype cessent, l’atome-germe se retire, le corps dense se décompose; le corps du désir, dans lequel l’Ego fonctionne au Purgatoire et dans le Premier Ciel, prend la forme du corps dense. L’homme commence alors son travail d’expiation de ses mauvaises actions et habitudes au Purgatoire, et d’assimilation des bonnes actions de sa vie dans le Premier Ciel.

C’est ainsi que se déroulent les choses dans des conditions normales, c’est-à-dire quand rien n’est venu troubler l’ordre de la nature. Le cas d’un suicide est tout différent. L’homme qui s’est suicidé s’est défait de l’atome-genne, mais l’archétype creux de son corps dense continue de vibrer. En conséquence, le suicidé se sent comme évidé. Il éprouve une sensation angoissante de rongement intérieur, qui peut se comparer aux affres d’une faim intense. La matière physique qui sert à la construction du corps dense est tout autour de lui mais, comme il lui manque l’atome-germe, il lui est impossible d’assimiler cette matière et d’en refaire un corps dense. Cette affreuse sensation de vide dure aussi longtemps qu’aurait duré sa vie ordinaire.

(Philosophie des Rose-Croix en Questions & Réponses, Question no. 58, Vol. 1 - page 117, Section La vie après la mort)

Il est curieux de constater que le suicide dans une vie, et les souffrances post-mortem qui en résultent pendant tout le temps que subsiste l’archétype du corps dense, engendrent souvent dans la vie suivante de ces individus, une peur morbide de la mort; si bien

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que, lorsque l’événement se produit dans le cours ordinaire de la vie, ils paraissent affolés d’avoir quitté leur corps et tellement désireux de retourner dans le monde physique qu’il leur arrive, bien souvent, de recourir au crime de l’obsession de la façon la plus insensée et la plus irréfléchie.

(La Trame de la Destinée - page 51, Chap. 5 Possession chez les hommes et les animaux)

Il y a deux catégories de personnes pour lesquelles le processus du Purgatoire ne commence pas d’emblée, à savoir les suicidés et les victimes d’un meurtre. Dans le cas des suicidés, il ne commence pas avant le moment où le corps serait mort du fait du cours normal des évènements; mais jusqu’à ce moment, ils souffrent en raison de leur acte d’une manière aussi terrible qu’étrange. Le suicidé éprouve la sensation d’être creux, ou d’habiter un vide douloureux, ce qui est dû à l’activité persistante de l’archétype de sa forme dans la Région de la Pensée Concrète.

Dans le cas de personnes, jeunes ou vieilles, qui meurent naturellement ou par accident, l’activité archétypale cesse; les véhicules supérieurs subissent à la mort une modification telle que la perte du corps dense par elle-même ne donne aucune sensation pénible. Mais le suicidé ne subit pas cette modification jusqu’à ce que l’archétype de son corps cesse de vibrer, au moment où la mort serait normalement survenue. L’espace où devrait se trouver son corps dense est vide, parce que l’archétype est creux, et cela le fait souffrir d’une manière indescriptible. Il apprend ainsi qu’il n’est pas possible de manquer la classe à

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l’école de la vie sans provoquer des conséquences pénibles; et dans ses vies ultérieures, quand le chemin lui paraîtra rude, il se souviendra en son âme que la lâche tentative de s’évader par le suicide n’apporte qu’un surcroît de souffrance.

Certaines personnes se suicident, non pour des raisons égoïstes, mais pour délivrer les autres d’un fardeau; certes, elles ont leur récompense d’une autre manière, mais elles n’échappent pas à la souffrance des suicidés, pas plus que l’homme qui entre dans une maison en feu pour y sauver quelqu’un ne saurait être immunisé contre les brûlures.

La victime d’un meurtre échappe à cette souffrance parce que, généralement, elle reste dans un état comateux jusqu’au moment où se serait produite sa mort naturelle; on prend soin d’elle à cet égard, comme des victimes de ce qu’on appelle les accidents, mais ces dernières sont toujours conscientes, soit aussitôt, soit peu de temps après la mort. Si le meurtrier est exécuté entre l’époque du meurtre et le moment où la victime devait mourir naturellement, le corps du désir comateux de cette dernière vient flotter auprès de son assassin par attraction magnétique, le suivant partout, sans un moment de répit. L’image du meurtre est toujours devant lui, lui faisant éprouver la souffrance et l’angoisse qui doit inévitablement accompagner l’incessante reconstitution de son crime dans tous ses horribles détails.

Ceci continue pendant un temps qui correspond à la période de la vie dont il a privé sa victime. Si le meurtrier a échappé à l’exécution et que sa victime ait quitté le Purgatoire avant qu’il meure, la “coquille” de

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sa victime demeure pour jouer le rôle de Némésis (déesse de la vengeance) dans le drame de la reconstitution du crime.

(Christianisme de la Rose-Croix - page 87-89, Chap. 5 La Mort et la Vie au Purgatoire)

Le suicidé qui cherche à s’évader de la vie, pour s’apercevoir qu’il reste aussi conscient que jamais, est dans la condition la plus pitoyable. Il est à même d’observer ceux qu’il a peut-être déshonoré par son acte et, pire que tout, il éprouve une sensation indescriptible de “vide intérieur”. La partie de l’aura ovoïde où se trouvait auparavant le corps dense est maintenant vide et quoique le corps du désir ait pris la forme du corps dense abandonné, il est ressenti comme une coque vide, parce que l’archétype, créateur du corps dans la Région de la Pensée Concrète, persiste comme un moule creux, pour ainsi dire, aussi longtemps que le corps dense aurait dû vivre. Quand une personne meurt de mort naturelle, même dans la fleur de l’âge, l’activité de l’archétype cesse, et le corps du désir s’ajuste de façon à occuper tout l’ensemble de la forme; mais dans le cas du suicidé, cette affreuse sensation de “vide” persiste jusqu’au moment où, les évènements ayant suivi leur cours naturel, la mort aurait eu lieu.

(Cosmogonie des Rose-Croix - page 112, Chap. 3 L’homme et le processus d’évolution)

Nous avons appris que chaque forme du monde visible possède un archétype dans le Monde de la Pensée — un moule creux vibrant qui émet un certain

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son harmonieux; ce son attire et ajuste la matière physique et lui donne les formes que nous lui voyons autour de nous, de la même manière que lorsqu’on met un peu de sable sur une plaque de verre dont on frotte le bord avec un archet, ce sable forme différentes figures géométriques qui changent lorsqu’on modifie le son.

Le petit atome du coeur est le modèle ainsi que le centre autour duquel se groupent les atomes de notre corps. Lorsque cet atome quitte le corps du suicidé, le centre cesse d’exister et, bien que l’archétype continue à vibrer jusqu’au moment primitivement fixé pour le décès, aucune matière ne peut entrer dans cette forme creuse de l’archétype. Le suicidé souffre terriblement de ce mal qui le ronge comme si on le creusait; c’est une torture qui ne peut se comparer qu’aux affres de la faim. Dans son cas, cette douleur intense continuera pendant le nombre d’années qu’il aurait dû vivre dans son corps. A l’expiration du temps, l’archétype s’affaisse comme dans la mort naturelle. Alors la souffrance du suicidé cesse, puis il commence sa période de Purgatoire, comme pour ceux qui meurent naturellement. Mais la mémoire des souffrances éprouvées à cause de son acte demeurera en lui dans ses vies futures et l’empêchera de renouveler une pareille faute.

(Les Mystères de la Rose-Croix - page 114, Chap. 5 La vie et la mort)

Notre corps dense est façonné dans un moule invisible appelé l’archétype, et aussi longtemps que cet archétype persiste, notre corps dense reste

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vivant. Quand la mort survient par des causes naturelles, ou même lors de prétendus accidents - qui, ordinairement, ne sont pas des accidents, mais des évènements destinés à terminer une vie suivant le dessein des gardiens invisibles des affaires humaines - l’archétype est détruit et l’Esprit s’envole.

Il en va différemment dans le cas de celui qui s’est suicidé, car chez lui l’archétype persiste après le décès pendant le nombre d’années qui se seraient écoulées jusqu’à sa mort naturelle. Etant incapable d’attirer à lui-même les atomes physiques, cet archétype communique au suicidé, pendant les années qui auraient dû être vécues sur terre, une sensation de douleur continue, qui ressemble à un rongement intérieur ou à un mal de dents diffus, mais extrêmement pénible.

(Philosophie Rosicrucienne en Questions & Réponses, Question no. 152, Vol.1I - page 373-374, Section Divers)

La loi de Cause à Effet arbitre la façon dont la vie doit être vécue. A différents moments de sa vie terrestre, certaines occasions sont offertes à l’Ego pour son avancement spirituel. S’il profite de ces occasions, sa vie se poursuit selon le tracé prévu; sinon, elle diverge et se termine pour ainsi dire dans une impasse; les Hiérarchies Créatrices mettent alors fin à la vie en détruisant l’archétype dans le monde céleste. Nous pouvons donc dire que la durée extrême d’une vie terrestre est déterminée avant la naissance physique, mais qu’elle peut être abrégée si nous négligeons nos occasions de progrès. Il y a, par contre, des cas exceptionnels où la vie, ayant été vécue dans toute sa plénitude, la personne ayant toujours cherché à être à

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la hauteur de toutes ces occasions, plus de vie qu’il n’en était prévu est infusée dans l’archétype et l’existence se trouve prolongée.

(Philosophie des Rose-Croix en Questions & Réponses, Question no. 47, Vol. 1 - page 102-103, Section La vie après la mort)

L’homme, en raison de sa nature divine, est le seul être qui ait la prérogative de causer quelque perturbation dans l’ordre de son développement. De même qu’il peut terminer sa vie par un acte volontaire, il peut également mettre un terme à la vie d’autrui, avant que le temps n’en soit venu. Logiquement, les souffrances d’un homme assassiné devraient être les mêmes que celles d’un suicidé, puisque l’archétype de son corps continuerait d’attirer à lui une matière qu’il lui serait devenu impossible d’assimiler mais, dans son cas, d’autres facteurs interviennent pour empêcher sa souffrance, et la victime d’un meurtre flotte ça et là dans son corps du désir, dans un état comateux, pendant tout le temps qu’elle aurait eu encore à vivre.

(Philosophie des Rose-Croix en Questions & Réponses, Question no. 60, Vol. 1 - page 120, Section La vie après la mort)

Tandis que, comme je l’ai dit... ma vision dans le monde du son ainsi que la possibilité de fonctionner dans la Région de la Pensée Concrète étaient médiocres et plutôt dirigées sur la subdivision inférieure, un peu d’aide de la part des Frères Aînés cette nuit-là, me permit d’atteindre la quatrième région où se trouvent les archétypes, et d’y recevoir l’enseignement et la compréhension de ce qui est considéré comme l’idéal

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le plus élevé, ainsi que de la mission de The Rosicrucian Fellowship. Je vis notre Siège international vers lequel se dirigeait une procession de gens venant de toutes les parties du monde pour y recevoir l’enseignement. Je les vis sortir de là pour soulager les affligés proches ou lointains. Tandis qu’en ce monde, il est nécessaire de chercher pour trouver, là, la voix de chaque archétype apporte avec elle, quand elle frappe la conscience spirituelle, la connaissance de ce que cet archétype représente. Ainsi cette nuit-là, il me vint une compréhension bien au-delà de ce que mes paroles peuvent exprimer, car le monde dans lequel nous vivons est basé sur le principe du temps, mais dans les regions élevées des archétypes, tout est un éternel Présent. Ces archétypes ne racontent pas leur histoire comme je le fais ici, mais il se crée en nous une conception instantanée de toute l’idée, beaucoup plus lumineuse que celle que nous donnerait un narrateur éloquent.

(Enseignements d’un Initié, Vol. 1 - page 145, Chap. 20 Notre travail dans le monde)

D’après notre enseignement, vous vous rappelez que la Région de la Pensée Concrète est le Royaume du Son où l’harmonie des sphères, la musique céleste, imprègne tout ce qui est, comme l’atmosphère de la terre entoure et enveloppe chaque chose terrestre. On peut dire que toute chose existant là est entourée et pénétrée par la musique. Cette région vit par la musique et croît par la musique. C’est là que le Verbe de Dieu se fait entendre et forme tous les modèles différents qui se cristalliseront plus tard dans les choses

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que nous voyons dans ce monde terrestre. Sur le piano, les cinq touches noires et les sept blanches constituent l’octave. Outre les sept globes sur lesquels nous évoluons durant un Jour de Manifestation, il y a cinq globes obscurs sur lesquels nous évoluons durant les Nuits Cosmiques. Dans chaque cycle de vie, l’Ego se retire pour un temps dans le plus dense des cinq, c’est à dire le Chaos, le monde sans forme où rien ne subsiste excepté les centres de force qu’on nomme atomes-germes. Au commencement d’un nouveau cycle de vie, l’Ego redescend dans la Région de la Pensée Concrète où la “musique des sphères” met immédiatement en vibration les atomes-germes.

Il y a sept sphères, les planètes de notre système solaire. Chacune a sa note dominante et émet un son différent de ceux des autres planètes. L’un ou l’autre est particulièrement synchrone avec l’atome-germe de l’Ego qui cherche à renaître. Cette planète correspond alors à la “tonique” dans la gamme musicale; et bien que les toniques de toutes les planètes soient nécessaires à la construction d’un organisme complet, chacune est modifiée et rendue conforme à l’impact de base donné par la planète la plus harmonieuse qui est, par conséquent, le gouverneur de cette vie, son Astre-Père. Comme dans la musique terrestre, il y a aussi, dans la musique céleste, des harmonies et des dissonances qui frappent l’atome-germe et aident à la construction de l’archétype. Des lignes vibratoires de force sont ainsi formées qui, plus tard, attireront et arrangeront les particules physiques, comme les spores ou le sable se disposent en figures géométriques quand on

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passe un archet sur une plaque de cuivre.

Tout le long de ces lignes archétypales de vibration, le corps dense se construit plus tard et exprime ainsi exactement l’harmonie des sphères, lorsque celle-ci se jouait durant la période de construction. Cependant, cette période est plus longue que la période réelle de gestation et varie selon la complexité de la structure requise par la vie cherchant une manifestation physique. Le procédé de construction de l’archétype n’est pas non plus continu car, sous les aspects des planètes qui produisent des sons auxquels les pouvoirs vibratoires de l’atome-germe ne peuvent répondre, il résonne simplement sur ceux qu’il a déjà appris et, ainsi engagé, il attend un nouveau son qu’il pourra utiliser pour construire un peu plus de l’organisme qu’il désire pour pouvoir s’exprimer.

Ainsi nous voyons que l’organisme terrestre que chacun de nous habite, est modelé selon les lignes vibratoires produites par le chant des sphères; nous pouvons comprendre ainsi que les désharmonies qui se manifestent comme maladies sont produites en premier lieu par une désharmonie spirituelle. Il est évident que si nous pouvions connaître avec précision la cause directe de cette désharmonie et y remédier, la manifestation physique de la maladie disparaîtraît rapidement. C’est là le renseignement qui nous est donné par 1’horoscope de naissance, car là chaque planète dans sa maison et dans son signe exprime l’harmonie ou la dissonance, la santé ou la maladie. En conséquence, toutes les méthodes de guérison sont bonnes dans la mesure où elles prendront en considération les harmonies stellaires et leurs dissonances,

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exprimées dans la roue de la vie – l’horoscope.

(Enseignements d’un Initié, Vol. 1 - page 147-149, Chap. 22 Notre travail dans le monde)

Dans le monde céleste sont des images-modèles - les archétypes. Nous trouvons dans la langue grecque le mot “Arkhé” signifiant “au commencement.” Le Christ disait de lui-même, ou plutôt l’initié qui comprend sa divinité dit: “Je suis le commencement (arkhé) et la fin.” Dans ce mot “commencement” (Arkhé) se trouve le noyau de toute chose que nous avons ici.

Il y avait une arche dans le Temple, et cette arche était arrangée de manière à ce que les deux bâtons ne devaient et ne pouvaient jamais être enlevés; durant tout la traversée du désert, ces bâtons devaient rester en place. Ils ne furent jamais enlevés jusqu’à ce que l’arche soit mise dans le Temple de Salomon.

Nous voyons ici un état où un certain symbole, un archétype, quelque chose venant du commencement, est fait de telle manière qu’il peut être déplacé et continuer ailleurs. Dans cette arche se trouvait le noyau autour duquel tout convergeait dans le temple. Il y avait la verge magique d’Aaron, le vase contenant la manne, et aussi les deux tables de la loi.

Nous avons ici la description symbolique parfaite de ce que l’homme est en réalité car, durant tout le temps qu’il est dans cette vallée matérielle en se rendant continuellement d’un endroit à un autre, les bâtons ne sont enlevés en aucun cas. Ils ne sont pas enlevés jusqu’à ce qu’il arrive à cet état symbolisé dans l’Apocalypse où il est dit: “Celui qui

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vaincra, j’en ferai un pilier dans le Temple de mon Dieu, et il n’en sortira jamais plus.”

Pendant tout le temps qui s’est écoulé depuis le moment où l’homme a commencé son voyage à travers la matière, il eut cet esprit de pérégrination. Il ne reste pas stationnaire. De temps à autre, le Temple était changé de place et l’arche transportée à un autre endroit. Ainsi en est-il pour l’homme qui est conduit de place en place, d’environnement en environnement, de condition en condition. Ce n’est pas un voyage sans but, car ce but est la Terre Promise, la Nouvelle Jérusalem où la paix régnera. Mais tant que l’homme pérégrine, il doit savoir qu’il n’aura ni repos, ni paix.

(Enseignements d’un Initié, Vol 1 - page 183-184, Chap. 26 Le pèlerinage à travers le désert)

Comme il a été dit dans “La Cosmogonie des Rose-Croix” en parlant de la constitution de notre planète, le chemin de l’initiation traverse la terre, couche par couche, de la circonférence vers le centre et, bien que les corps physiques soient attirés dans cette direction par la force de la gravitation, leur densité les empêche de passer, tout comme la force de la lévitation empêche la violation des enceintes sacrées par ceux qui n’ont pas reçu l’instruction nécessaire. C’est seulement lorsque nous quittons notre corps dense par le pouvoir de notre propre Esprit, instruits en raison de notre vie droite et par elle, que nous pouvons lire les clichés éthériques à notre meilleur avantage. A un degré plus avancé encore, la couche d’eau de la Terre devient accessible à l’Initié, et il est alors à même de

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lire les clichés des évènements passés, gravés de façon permanente dans la substance vivante de la Région des Forces Archétypales, où la durée et l’espace sont pratiquement inexistants et où tout est un éternel Ici et Maintenant.

(Trame de la Destinée - page 29, fm Chap. 2 Le Christ intérieur - La Mémoire de la Nature)

La Couche d’Eau: dans cette strate sont les possibilités germinatives de tout ce qui existe à la surface de la Terre. Là, se trouvent les forces archétypales qui sont à l’oeuvre derrière les esprits-groupes et aussi les forces archétypales des minéraux, car c’est là l’expression directe, physique, de la Région de la Pensée Concrète.

(Cosmogonie des Rose-Croix - page 495, Chap. 18 Constitution de la Terre et éruptions volcaniques)

Une maxime occulte dit: “Un mensonge est à la fois un meurtre et un suicide dans le Monde du Désir.” Les enseignements des Frères Aînés donnés dans “La Cosmogonie des Rose-Croix” expliquent que, chaque fois qu’un événement se produit, une certaine forme-pensée créée dans le monde invisible en est l’enregistrement. Toutes les fois que l’événement est discuté ou commenté, une nouvelle forme-pensée se crée, vient se combiner avec l’original et le renforcer, sous la réserve, cependant, que les deux formes-pensées aient vraiment la même vibration; mais s’il n’en est pas ainsi et qu’une version contraire, mensongère, en soit donnée, les vibrations de l’original et celles de la reproduction n’étant pas identiques mais


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