Lors de son entretien avec le Christ au sujet de la nécessité de "naître de nouveau", Nicodème avait demandé: "Comment cela est-il possible?" (Jean 3:3- 5). Il en va de même pour nous, dont le mental interrogateur recherche souvent des éclaircissements sur les divers enseignements relatifs à notre avenir. Si ces enseignements sont en concordance avec ce que nous savons des conditions du monde physique, cela peut nous aider en nous donnant une base sûre pour accepter d'autres faits dont nous n'avons pas encore de preuves.
L'auteur a reçu pour mission de faire des recherches au sujet de faits spirituels et de les mettre en corrélation avec les faits physiques, de manière à pouvoir faire appel à la raison pour appuyer notre foi. C'est ainsi qu'il a eu le privilège de jeter plus de lumière sur de nombreux mystères de la vie humaine et d'éclairer ainsi les chercheurs. Récemment, une nouvelle découverte a été faite qui, bien qu'elle paraisse n'avoir aucun rapport avec l'avènement du Christ, jette néanmoins une lumière considérable sur cet événement, et spécialement sur notre rencontre avec le Seigneur "en un clin d'oeil" comme l'affirme la Bible (I Corinthiens 15:52). Nos étudiants savent bien que l'auteur n'aime pas raconter ses expériences personnelles, mais il peut arriver que cela paraisse nécessaire, comme dans le cas présent. Veuillez donc lui pardonner d'user du "je" pour relater cet incident.
"Il y a quelque temps, lors d'une mission accomplie de nuit hors de mon corps physique, j'ai entendu un cri de détresse. Bien que le son de la voix humaine ne puisse s'entendre que dans l'atmosphère du plan physique, il y a des harmoniques qui sont perçues dans les mondes spirituels à de grandes distances. Toutefois, ce cri était tout proche, et je suis arrivé instantanément sur place; pas assez tôt, cependant, pour donner l'aide nécessaire. J'étais en présence d'un homme dévalant une pente escarpée, sans trace de végétation, d'environ quatre mètres de large et, ainsi que je l'ai vérifié par la suite, complètement lisse, sans une fissure qui aurait permis à ses doigts de s'agripper. Pour pouvoir le sauver, il aurait fallu que je puisse matérialiser des bras et des épaules, mais je n'en avais pas le temps. Dans l'espace d'une seconde, il avait glissé dans le précipice, à une bonne centaine de mètres, à ce qu'il m'a semblé.
Mû par un sentiment de fraternité bien naturel, je l'ai suivi et, en chemin, j'ai observé le phénomène qui est à la base de cette leçon, c'est-à-dire que lorsque le corps atteint une grande vitesse, les éthers se précipitent au dehors, de sorte que lorsque le corps de ce malheureux s'est écrasé, en une bouillie informe, sur les rochers, il n'y avait pour ainsi dire plus ou très peu d'éther à l'intérieur de cette dépouille. Petit à petit, toutefois, les éthers se sont assemblés, ont pris forme et sont restés suspendus, avec les véhicules supérieurs, au-dessus du corps mutilé: l'homme, lui, était dans un état de choc, privé de sentiment et incapable de se rendre compte de sa nouvelle condition.
Ayant constaté que je ne pouvais plus l'aider, je suis reparti, mais à la réflexion, il m'est apparu que quelque chose d'insolite devait s'être produit là et qu'il était de mon devoir de vérifier si les éthers abandonnaient le corps dense dans tous les cas de chute et, dans l'affirmative, d'en déterminer la raison. Autrefois, cela aurait été assez difficile à vérifier, mais avec la vulgarisation de l'aviation de guerre, qui a fait bien des victimes, il m'a été facile de contrôler le fait que lorsqu'un corps atteint, en tombant, une certaine vitesse, les éthers supérieurs quittent le corps, et l'homme, précipité dans la chute, perd connaissance. Au moment où le corps touche le sol, il s'y fracasse, mais il est possible que la pauvre victime reprenne connaissance quand les éthers se sont regroupés. A ce moment, l'accidenté commence à souffrir des conséquences physiques de sa chute. D'autre part, si la chute continue après la perte des deux éthers supérieurs, la vitesse accrue déloge à son tour les deux éthers inférieurs, et la corde d'argent reste seule reliée au corps. Celle-ci se rompt dès le contact avec le sol, et l'atome- germe s'échappe selon le processus habituel."
Ces faits nous ont ont amené à conclure que c'est la pression normale de l'air qui maintient le corps vital à l'intérieur du corps dense. Si notre corps se déplace à une vitesse anormale, la pression atmosphérique n'agit plus sur certaines parties du corps et il se fait un vide partiel, avec le résultat suivant: les éthers quittant le corps se précipitent dans le vide ainsi formé. Les deux éthers supérieurs, reliés au corps d'une façon plus lâche, sont les premiers à disparaître en laissant la personne sans connaissance après le déroulement, en un éclair, du panorama de son existence. Alors, si la chute se poursuit en s'accélérant, le vide s'accentue encore, et les éthers les plus liés au corps dense sont aussi arrachés, de sorte que ce corps est mort avant de toucher le sol (les parachutistes sont entraînés à développer une maîtrise de leur conscience par la concentration de leur pensée, ce qui maintient les éthers dans leur corps physique).
Il a été découvert, en examinant un certain nombre de personnes en bonne santé, que chacun des atomes prismatiques dont sont composés les éthers inférieurs, irradie des courants de force qui font tourner les atomes physiques dans lesquels ils sont insérés, dispensant ainsi la vie à tout le corps. Toutes ces unités de force se joignent en se dirigeant vers la périphérie du corps dense, où elles constituent ce que certains ont appelé le "Fluide odique", ou Rayons N". Quand la pression de l'air extérieur se trouve abaissée du fait que l'on réside à de hautes altitudes, une certaine tendance à la nervosité se manifeste parce que la force éthérique se précipite vers l'extérieur sans être suffisamment contenue. Si les gens n'étaient pas capables, pour surmonter cette difficulté, d'arrêter partiellement cette perte d'énergie solaire, nul ne pourrait vivre en de tels lieux.
Nous avions entendu parler de commotions par éclatement d'obus et nous savions que beaucoup d'homme n'ayant pas la moindre blessure avaient été trouvés morts sur le champ de bataille. En fait, nous avons rencontré des gens qui avaient trouvé la mort de cette façon, mais qui se perdaient en conjectures sur la cause de leur décès. Ils ont tous déclaré qu'il n'y avait pas eu "peur" de leur part, mais qu'ils avaient subitement perdu connaissance, et s'étaient trouvés quelques instants plus tard dans cet état. Ce dernier différait de celui de leurs camarades, car ils n'avaient pas la moindre égratignure sur le corps. Notre idée préconçue qu'il devait y avoir eu, à le dernière minute, un état momentané de peur qui, bien qu'étant passé inaperçu, avait causé leur décès, nous avait empêché d'approfondir ce point, mais les résultats des conséquences de la chute en question nous ont conduit à supposer que quelque chose de semblable pouvait se produire en l'occurrence, et cette conjecture s'est révélée correcte.
Lorsqu'un gros projectile traverse l'atmosphère, il fait le vide sur son passage à cause de son énorme vitesse. Si quelqu'un se trouve dans la zone où passe le bolide, il souffre à la mesure de sa propre nature et de sa proximité du centre d'aspiration. Sa situation est, en fait, exactement l'inverse de celle de l'homme qui tombe, car il reste immobile tandis que le projectile fend l'air en faisant le vide, permettant aux éthers de s'échapper. Si la quantité des éthers dispersés est relativement peu importante et n'occasionne que le retrait des troisième et quatrième éthers, lesquels gouvernent la perception et la mémoire, il n'en résultera probablement qu'une perte temporaire de cette dernière, ainsi qu'une incapacité de sensation et de mouvement. Cette incapacité disparaîtra quand les éthers dispersés réintégreront leur place dans le corps dense, chose beaucoup plus difficile à accomplir que lorsque le corps physique a succombé et que le regroupement se produit en dehors de ce véhicule.
Si les personnes auxquelles est arrivé cet accident avaient appris à pratiquer les exercices tendant à séparer les éthers supérieurs des inférieurs, elles auraient pu se trouver hors de leur corps en pleine conscience, et peut-être prêtes à essayer leur premier "vol de l'âme" si elles avaient eu le courage de l'entreprendre. Quoi qu'il en soit, à leur retour dans le corps dense, on peut dire qu'elles n'auraient eu aucune difficulté, ou très peu. Dans le cas où le vide aurait été suffisamment fort pour extraire les quatre éthers et causer la mort, il n'y aurait probablement eu aucune perte de connaissance comme il arrive aux gens ordinaires; en effet, il a été découvert que les personnes déclarant avoir été inconscientes pendant un moment s'étaient trompées. Dans les cas examinés, il s'est écoulé de un à plusieurs jours avant que le corps vital se soit réorganisé et que la conscience soit revenue.
Voyons maintenant dans quelle mesure ces découvertes peuvent nous aider à comprendre le retour du Christ et notre rencontre avec lui "en un clin d'oeil". Tant que nous avons vécu dans l'ancienne Atlantide, dans les bas- fonds de notre globe, la pression de l'atmosphère chargée d'humidité était très grande. Elle a provoqué le durcissement du corps dense ainsi qu'un ralentissement considérable des vibrations des véhicules plus subtils qui l'interpénètrent. Ceci a spécialement été le cas pour le corps vital formé d'éther, un degré de matière appartenant au monde physique et qui dépend de certaines lois physiques. La force vitale du soleil était loin de pénétrer le brouillard dense aussi abondamment qu'aujourd'hui, où l'atmosphère s'est considérablement éclaircie. En outre, à cette ancienne époque, le corps vital était presque entièrement composé des deux éthers inférieurs, ceux qui gouvernent l'assimilation et la reproduction, aussi pouvons-nous comprendre que les progrès de l'humanité étaient très lents. L'homme ne menait qu'une vie végétative, et ses efforts principaux se concentraient sur l'obtention de sa nourriture et la reproduction de l'espèce.
Si un tel homme avait été placé dans nos conditions atmosphériques, le manque de pression aurait amené la sortie du corps vital, autrement dit la mort. Graduellement, le corps physique est devenu moins dense et les deux éthers supérieurs se sont développés, si bien que l'homme est devenu capable de vivre dans une atmosphère plus claire et sous une pression moindre, telles que nous en avons joui depuis l'événement historique appelé "Déluge" et provoqué par la condensation du brouillard. Depuis lors, nous avons pu spécialiser une quantité plus grande d'énergie solaire, et l'accroissement des deux éthers supérieurs de notre corps vital nous permet d'exprimer des attributs humains supérieurs, propres au développement de l'ère actuelle.
Dans les présentes conditions atmosphériques, les vibrations du corps vital ont permis à l'esprit de créer ce que nous appelons la civilisation, qui consiste en exploits dans les domaines industriels et artistiques, ainsi qu'en qualités morales et spirituelles, la supériorité industrielle et la supériorité morale étant aussi liées et dépendantes l'une de l'autre qu'une réussite artistique dépend d'une conception spirituelle. L'industrie a pour mission de développer le côté moral de l'homme, et l'art le côté spirituel. Ainsi, on nous prépare maintenant à faire un nouveau pas dans notre développement.
Rappelons-nous que les qualifications nécessaires pour nous émanciper des conditions prévalant dans l'Atlantide étaient en partie physiologiques; nous devions développer des poumons pour respirer l'air pur dans lequel nous sommes actuellement plongés et qui permet au corps vital de vibrer à un taux plus rapide que dans la lourde humidité de l'époque Atlantéenne. Par analogie, nous comprendrons aisément que nos progrès futurs consisteront en l'entière émancipation du corps vital des entraves du corps dense, afin qu'il puisse vibrer exclusivement dans l'air.
C'est ce qui s'est produit sur la hauteur exotériquement connue sous le nom de "Montagne de la Transfiguration" (Matthieu 17:2-3; 12-13) C'est là que sont apparus des êtres avancés ayant vécu à différentes époques, tels que Moïse, Elie et Jésus (ou plutôt le corps de Jésus animé par le Christ) qui se sont montrés dans le vêtement lumineux du corps de l'âme libéré, dont nous serons tous revêtus dans la "Nouvelle Galilée", ou Royaume du Christ. "La chair et le sang n'en peuvent hériter" (I Corinthiens 15:50), car cela nuirait aux progrès spirituels de cette Sixième Epoque. Ainsi, lorsque le Christ apparaîtra, nous devrons avoir développé un corps de l'âme nous permettant d'abandonner le corps dense pour être "enlevés dans les airs à la rencontre du Seigneur" (I Thessaloniciens 4:17).
Les résultats des recherches ayant donné lieu à la présente étude peuvent nous donner, à la lumière des textes bibliques, une idée du mode de cette transition. Il y est dit que le Seigneur apparaîtra accompagné d'un son puissant comme la voix d'un archange. Nous lisons aussi que le tonnerre et le son des trompettes accompagneront cet événement. Un son est un trouble atmosphérique, et du moment que le passage d'un projectile créé par l'homme peut extraire le corps vital hors du corps dense des soldats, il est évident que la clameur d'une voix surhumaine peut facilement produire des résultats encore plus remarquables, et ce, "en un clin d'oeil"
"Quand ces choses arriveront-elles?" demandaient les disciples. Il leur fut répondu que comme il en était aux jours de Noé (juste avant le début de l'époque Aryenne) de même en serait-il à l'avènement du Fils de l'homme. "Ils mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants" (Matthieu 24:37-41). Mais certains d'entre eux, qui n'étaient peut-être pas très différents de leurs contemporains, avaient développé ces organes importants qu'étaient alors les poumons, et lorsque l'atmosphère s'est éclaircie, ils ont été capables de respirer l'air pur, alors que les autres, seulement pourvus de branchies, ont péri. Au jour du Christ, lorsque retentira l'appel de sa voix, il y aura des êtres humains possédant un corps de l'âme parfaitement organisé, qui leur permettra de s'élever au-dessus du corps dense devenu inutile, tandis que d'autres seront dans le même cas que les soldats ayant trouvé la mort à la suite du vide d'air produit par le passage d'un obus.
Puissions-nous, en marchant sur les traces du Christ, nous préparer en vue de ce jour!
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| Chapitre 02 Table des Matières |
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